
STRESS ET SOMMEIL : POURQUOI PEUT-ON ÊTRE ÉPUISÉ ET NE PAS RÉUSSIR À DORMIR ?
Le paradoxe est frustrant.
Vous êtes épuisé toute la journée.
Vous rêvez de votre lit.
Puis vous vous couchez… et votre cerveau démarre une réunion exceptionnelle à 23 h 47.
Pourquoi ?
FATIGUE ET ENDORMISSEMENT NE SONT PAS LA MÊME CHOSE
Être fatigué signifie que nos ressources sont diminuées.
S’endormir suppose également que le niveau d’activation baisse suffisamment.
Après une journée très stimulante, stressante ou émotionnellement chargée, cette transition peut prendre du temps.
LE CERCLE DE L’HYPERÉVEIL
Une nuit difficile peut créer une inquiétude.
« Il faut absolument que je dorme ce soir. »
À partir de là, on commence à surveiller :
• l’heure ;
• le temps qu’il reste ;
• les sensations ;
• chaque petit bruit ;
• chaque pensée.
Le sommeil devient un objectif à atteindre.
Et cette pression peut elle-même augmenter l’activation.
LE CERVEAU QUI FAIT SA LISTE AU LIT
Le calme de la chambre est parfois le premier moment de la journée où le cerveau n’est plus occupé.
C’est donc précisément là que remontent :
• les tâches oubliées ;
• les conversations ;
• les inquiétudes ;
• les décisions à prendre.
Un petit rituel de « décharge mentale » avant le coucher peut être utile :
prenez une feuille et notez ce qui tourne en boucle.
Vous n’avez pas besoin de résoudre les problèmes.
Il suffit de les sortir de votre mémoire de travail pour la nuit.
RESPIRER POUR CRÉER UNE TRANSITION
Une respiration lente n’est pas un médicament contre l’insomnie.
Mais elle peut aider à créer un moment où l’attention quitte progressivement les sollicitations de la journée.
Cinq minutes suffisent pour commencer.
ET SI JE NE DORS TOUJOURS PAS ?
Évitez autant que possible de transformer le lit en lieu de lutte.
Si les problèmes deviennent persistants et affectent votre quotidien, un avis professionnel est important.
Les approches comportementales et cognitives de l’insomnie sont notamment utilisées lorsque les difficultés s’installent.
EN RÉSUMÉ
Le problème n’est pas toujours « je ne suis pas assez fatigué ».
Il peut être :
« je n’ai pas encore réussi à ralentir ».
Travailler la transition, la charge mentale et les habitudes peut alors devenir aussi intéressant que compter les heures.




Commentaires